Antananarivo, le 8 Octobre, 13h50 – Du mouvement du côté du Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU/JRA). Des médecins de l’établissement expriment leur « solidarité envers deux de leurs confrères retenus par la police de contrôle et de surveillance du territoire depuis hier matin », selon un communiqué publié ce vendredi. Ils effectuent un sit-in d’une heure pour se faire entendre.
Des médecins, en blouse blanche, brandissent des banderoles. « Nous réclamons la libération sans condition immédiate et sans condition de nos collègues », revendiquent ces fonctionnaires de santé à l’HJRA, selon leur communiqué. « Nos camarades n’ont fait que leur travail de médecin suite à une réquisition faite par l’Etat », affirme le communiqué avant d’enchaîner que « ce qui s’est passé n’a pas respecté les procédures prévues par la loi régissant les interpellations et la garde à vue de médecins fonctionnaires ».
Les manifestants expliquent que leurs collègues « sont poursuivis dans le cadre de l’affaire d’une personne détenue qui a été hospitalisé », sans donner le nom du détenu en question. Or « un détenu entre à l’hôpital sur réquisition s’il ne se porte pas bien », argumentent-ils. « Les médecins ne peuvent pas non plus refuser une réquisition et ne peuvent pas refuser des patients qui ont besoin de soin, arrivant à l’hôpital », soulignent-ils. Ils ajoutent que « surtout, surveiller un détenu ne relève pas de la responsabilité des médecins ».
De sources sécuritaires, le détenu en question est Eddy Maminirina. Il avait été arrêté à l’extérieur de l’enceinte de l’hôpital ce mercredi. Il avait été condamné à cinq ans de prison ferme et à une amende de cinq milliards d’ariary pour exploitation, transport, stockage et vente illicites de bois de rose par la justice en 2019.














