Donald Trump change de plan. Un cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran a été conclu mardi soir, à un peu plus d’une heure de l’expiration d’un ultimatum fixé par le président américain qui avait menacé de “détruire toute une civilisation” si l’Iran refuse de conclure un accord. L’accord en question a alors été obtenu grâce à une médiation du Pakistan. Il prévoit la suspension des bombardements américains en échange de la réouverture du détroit d’Ormuz, voie stratégique pour le transport mondial d’hydrocarbures.
Selon la Maison Blanche, cet accord est considéré comme une “victoire pour les États-Unis”. Sa porte-parole, Karoline Leavitt, a indiqué que des discussions étaient en cours en vue de rencontres en personne entre les deux parties, sans calendrier définitif à ce stade. Des pourparlers sont néanmoins annoncés à partir de vendredi à Islamabad, au Pakistan.
Le président américain a affirmé avoir reçu une proposition iranienne en dix points, jugée “viable” pour entamer des négociations en vue d’un accord durable. Il a également évoqué des discussions “très avancées” pour parvenir à une paix à long terme avec Téhéran.
Israël a, de son côté, accepté le principe du cessez-le-feu, tout en conditionnant son soutien à l’arrêt des attaques iraniennes et à la réouverture effective du détroit d’Ormuz. L’État hébreu a également réaffirmé son appui aux efforts américains visant à contenir les capacités nucléaires et balistiques de l’Iran.
Cependant, des divergences subsistent sur le périmètre de l’accord. Alors que le Pakistan a indiqué que le cessez-le-feu s’appliquait également au Liban, le bureau du Premier ministre israélien a assuré que ce territoire n’était pas concerné.
Cet accord intervient après plus de cinq semaines d’escalade militaire impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes, notamment avec le Hezbollah libanais, allié de Téhéran.
