“Un homme brillant et charismatique”. “Une grande figure de l’industrie et de la presse économique”. “Un militant infatigable du développement de l’industrie malgache et de la promotion des entrepreneurs malgaches”. “Un homme courageux qui n’a jamais cessé de soutenir le secteur privé”. Les hommages se multiplient après le décès de Hery Ranaivosoa, ancien président du Syndicat des industries de Madagascar (SIM), survenu jeudi à la suite d’un accident de la circulation à Amoronakona. Sa disparition suscite une vive émotion auprès de ses pairs, de ses collaborateurs et des acteurs de l’industrie et de la presse.
Le SIM salue la mémoire de celui qui l’a présidé qu’il a présidé de 2007 à 2011. “Un pionnier de l’industrie malgache s’en est allé”, regrette le groupement patronal. Au-delà des responsabilités de cette figure du secteur privé, les témoignages mettent en avant son engagement en faveur du développement industriel et de la promotion de la production locale. C’est sous sa présidence que le SIM a lancé en 2010 la campagne “Manjifa ny vita gasy aho, tombony ho an’ny rehetra” (« Je consomme malgache, tous nous y gagnons »), destinée à encourager la consommation des produits fabriqués à Madagascar.
Hery Ranaivosoa a également contribué au développement de la presse économique et institutionnelle. Il avait notamment fait partie des concepteurs d’Expansion Madagascar, le magazine du SIM lancé en 2010 pour promouvoir le secteur industriel, mais aussi pour sensibiliser et pour plaider en faveur du développement économique. Dans le cadre de ses engagements en faveur du secteur privé, Hery Ranaivosoa a aussi présidé le conseil d’administration de la Caisse nationale de prévoyance sociale (CNaPS) jusqu’à une période récente.
Au-delà de son engagement en faveur du développement du secteur privé, Hery Ranaivosoa était aussi profondément attaché à la liberté d’expression et au droit à l’information. Il avait repris les activités familiales en succédant à son père, Georges Ranaivosoa, à la direction de l’imprimerie Madprint et de la Revue de l’Océan Indien (ROI), une référence dans le paysage médiatique et institutionnel malgache.














