Antananarivo, 9 Septembre, 17h45 – Le régime népalais a tenu deux jours. La crise a éclaté lorsque le gouvernement de K.P. Sharma Oli a procédé au blocage de 26 réseaux sociaux samedi, une mesure perçue comme une tentative de censure pour étouffer les critiques.
Cette décision a servi de détonateur à une colère populaire bien plus profonde, alimentée par des accusations de corruption généralisée et les dérives autoritaires de l’exécutif. Les manifestations, menées par une jeunesse excédée, ont été brutalement réprimées : lundi, la police a tiré à balles réelles sur la foule, faisant 19 morts et des centaines de blessés, un bilan rappelant les heures sombres de la monarchie.
Malgré la levée précipitée de l’interdiction des réseaux sociaux et la démission de plusieurs ministres, la colère ne s’est pas apaisée. La situation a atteint un point de non-retour lorsque les protestataires, dans un mouvement d’une rare intensité, ont envahi et incendié le bâtiment du Parlement à Katmandou. Les résidences de plusieurs figures politiques ont également été attaquées et brûlées, contraignant l’armée à évacuer certains ministres par hélicoptère pour assurer leur sécurité.
La démission de K.P. Sharma Oli, qui a été acceptée par le président, n’a pas immédiatement calmé les tensions. Les manifestants, dénonçant un système politique corrompu et une classe dirigeante hors-sol, réclament un changement radical. Ce soulèvement est le plus important depuis l’abolition de la monarchie en 2008.














