Antananarivo, 30 Mai, 10h40 – Les organisations de la société civile impliquées dans le suivi budgétaire s’impatientent. Elles regrettent que le projet de loi de finances rectificative (PLFR) ne soit toujours pas déposé au niveau du Parlement. « Le PLFR se fait attendre », indiquent-elles dans un communiqué publié vendredi.
Les dix OSC signataires craignent que « les deux chambres du législatif ne disposent que d’à peine un mois pour l’examen et l’analyse du PLFR ». Pour elles, il est important que le PLF soit déposé dans un délai raisonnable pour permettre la tenue de débats sérieux et constructifs entre l’Exécutif, le Legislatif et les citoyens avant son adoption ».
« Le risque de recourir de nouveau à une mise en vigueur du PLFR par voie d’ordonnance » est également soulevé par le collectif. Bien que celui-ci reconnaisse la légalité de cette procédure, il pense que cela « mettrait à mal le principe de la séparation des pouvoirs ».
Soumis en Conseil des ministres le 20 Mai, le projet était encore à l’étude au niveau de l’Exécutif le 27 Mai. Programmé en travaux de commission à l’Assemblée nationale le 27 Mai, le texte n’est pas encore parvenu devant le bureau permanent de la Chambre basse.