?LOI SUR LA COMMUNICATION – Les sénateurs maintiennent l’interdiction de publication non autorisée des informations décidées à huis-clos

Antananarivo, 19 Juin, 16h10 – Motus sur les coulisses de ce qui se trame derrière les portes closes des institutions. Black out sur les informations décidées par les institutions dont la publication n’aura pas obtenu l’aval de la personne autorisée. Il suffit que les pouvoirs publics invoquent l’ordre public pour que la diffusion du contenu « des débats à huis clos, des rapports ou tout autre document tenus ou établis au sein des institutions de la République » devienne un délit passible d’une peine d’amende de 1 million à 2 millions d’ariary. Les sénateurs viennent d’adopter le projet de révision de la loi sur la communication en gardant la proposition des députés sur l’article 19 spécifiquement.
Expliquant le choix des sénateurs, le président du Sénat, Rivo Rakotovao, soutient que « la liberté d’informer a des limites », rapporte un communiqué des services de la communication du Sénat. Il invite les journalistes « à faire preuve de professionnalisme et de respect dans l’exercice de leur fonction », souligne le communiqué du Sénat.
Des organisations de la société civile militant pour la transparence et l’accès à l’information ont appelé le Sénat à abroger cette disposition considérée comme contraire au droit à l’accès à l’information, mais l’appel ne semble pas avoir été entendu.