Le trafic des tortues terrestres reste le trafic le plus alarmant à Madagascar. Les chiffres présentés par le ministre de l’Environnement et du développement durable, Michaël Manesimanana, lors de l’ouverture des Assises nationales de l’environnement de ce mardi font état de 9 238 tortues saisies entre 2024 et 2025. Un chiffre qui illustre l’ampleur persistante du commerce illégal de faune sauvage.
Malgré les arrestations et les condamnations, le trafic se poursuit. Mardi, 167 tortues ont encore été saisies à Toliara. Trois personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire. Les enquêtes concernant ces trafiquants se poursuivent. Entre 2018 et 2023, plus de 18 000 tortues radiées, plus de 1 500 tortues à soc et plus de 3 000 tortues-araignées avaient déjà été interceptées.
Le ministre en charge de l’Environnement évoque le nombre limité d’agents forestiers affecté à la surveillance des milliers d’hectares de forêts de Madagascar pour expliquer les difficultés à mettre fin à ce trafic. “Cela rend complexe la lutte contre les réseaux criminels”, souligne-t-il.














