Antananarivo, 24 Juillet, 14h30 – Tana-Masoandro prend forme à petit pas. En attendant que les investisseurs privés ne décident de mettre leur argent dans les projets immobiliers et commerciaux qui viendront concrétiser la nouvelle ville, l’Etat avance à son rythme et selon ses moyens pour viabiliser le site et pour y construire ses propres infrastructures. L’objectif, selon le secrétaire d’Etat en charge des Nouvelles villes et de l’habitat, est de rendre le site “plus attractif pour les investisseurs”.
“Nous n’attendons pas les bailleurs pour agir. C’est en posant les bases concrètes de la ville que nous susciterons la confiance des investisseurs”, avance Gérard Andriamanohisoa, secrétaire d’État chargé des Nouvelles Villes et de l’Habitat (SENVH), lors de la signature d’un accord-cadre avec le groupe chinois Sinomach Hainan Development Co. L’Etat a donc choisi de démarrer par la viabilisation du site afin de démontrer la faisabilité du projet et de gagner en crédibilité auprès des capitaux.
Parmi les travaux déjà engagés, le secrétaire d’Etat chargé des Nouvelles villes évoque la construction de l’avenue principale, autour de laquelle la ville va se construire et dont la première phase est en voie d’achèvement. Il parle également de l’installation imminente d’un parc solaire de grande capacité pour alimenter en électricité Tana-Masoandro et les communes de l’ouest d’Antananarivo. Il insiste également sur la mise en place des réseaux d’eau potable, d’électricité et de voirie. Les études hydrauliques de la nouvelle ville ont d’ailleurs fait l’objet d’une convention ce jeudi avec la société chinoise Sinomach.
Avec ces infrastructures de base érigées et construites sur fonds propres, l’Etat entend préparer le terrain pour des projets de plus grande envergure, comme une université de référence, un stade national de référence, l’École nationale de la magistrature, ou encore la construction d’un commissariat. Mais le projet phare et le plus urgent, selon le ministre, reste la cité ministérielle qui accueillera progressivement les agents de l’administration centrale. “La terre appartient à l’État. C’est notre rôle d’assurer la viabilisation : routes, eau, électricité. Les investisseurs doivent voir que le site est déjà actif et prêt à accueillir leurs projets”, explique Gérard Andriamanohisoa.
Cette logique d’aménagement progressif, financée pour l’heure sur budget national, permet de structurer la ville par étapes, en fonction des moyens disponibles. Les projets les plus ambitieux, dont le coût dépasse largement les capacités budgétaires locales, seront lancés au fur et à mesure, au rythme des appels d’offres et de la mobilisation de financements extérieurs. Et parallèlement aux infrastructures visibles, il s’agira aussi pour l’Etat de maîtriser et de sécuriser le foncier en commençant les travaux sur les terrains qui lui appartiennent, comme le souligne encore Gérard Andriamanohisoa.
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