Antananarivo, 30 Novembre, 6h55 – Une situation qui se détériore. Si en 2022, Madagascar se trouvait à la 119ème place sur 121 pays classés sur l’Indice mondial de la faim (GHI) avec un score de 38,7, la Grande île se positionne cette année 124ème sur 125 pays avec un score de 41. L’Indice de la faim dans le monde, établi par l’organisation Welthungerhilfe (WHH), est un outil utilisé pour mesurer et surveiller l’évolution de la faim aux niveaux mondial, régional et national au cours des dernières années et décennies.
Comme indiqué dans le rapport publié en octobre, Madagascar avec son score de 41 a le deuxième score GHI le plus élevé au monde, et sa situation est considérée comme « alarmante ». La Grande île figure ainsi parmi les 9 pays ayant des « niveaux de faim alarmants », avec le Burundi, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Lesotho, le Niger, la Somalie, le Sud-Soudan et le Yémen.
Les scores de GHI sont calculés à l’aide d’une formule qui combine quatre indicateurs. Ils considèrent la sous-alimentation, tenant compte de la part de la population qui est sous-alimentée, et reflétant un apport calorique insuffisant. Ils prennent également en compte le retard de croissance, c’est-à-dire la proportion d’enfants de moins de cinq ans qui en souffrent, reflétant une sous-nutrition chronique. Les scores considèrent aussi l’émaciation, reflétant la sous nutrition aigue ainsi que la mortalité infantile.
Il est rapporté dans ce GHI 2023 que plus de la moitié de la population malgache, soit 51,0 % est sous-alimentée. Il y est également indiqué que 39,8 % des enfants souffrent d’un retard de croissance, 7,2 % victimes d’émaciation et le taux de mortalité infantile est de 6,6 %.
Cette situation est générée par le changement climatique qui a gravement touché Madagascar, d’après ce qui est avancé dans ce rapport. La famine qui a frappé le pays entre 2021 et 2022 a d’ailleurs été décrite comme pouvant être la première famine de l’histoire provoquée par le changement climatique, selon ce qui y est exposé. Cependant, le changement climatique n’est pas le seul défi pour la Grande île. De profondes faiblesses structurelles et de gouvernance sous-tendent également la vulnérabilité de Madagascar, souligne le GHI 2023.














