Antananarivo, 30 Mars, 11h00 – La Grande île se veut déterminée. La souveraineté alimentaire est une priorité nationale, réitère la secrétaire d’Etat en charge de ce domaine, Tahiana Razanamahefa lorsqu’elle s’est exprimée sur la situation à Madagascar, en marge du Sommet « Nutrition for Growth » de Paris. Selon ce membre du gouvernement, “l’accès à une alimentation suffisante et nutritive ne peut être assuré qu’en renforçant la production locale et en réduisant la dépendance aux importations”.
La ministre ajoute toutefois que “la souveraineté alimentaire ne se limite pas à la production”. Selon Tahiana Razafimahefa, “elle repose aussi sur une gestion efficace et une distribution équitable des ressources”. C’est pourquoi “Madagascar continuera à œuvrer pour garantir à chaque citoyen un accès durable à une alimentation de qualité”, expose-t-elle.
Le gouvernement de Madagascar compte six filières prioritaires dans le cadre du Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience. On y trouve quatre filières dans l’agriculture de production végétale, à savoir le riz, le maïs, le manioc et les oléagineux (soja et arachide). A celles-ci s’ajoutent deux filières dans l’élevage, dont les petits ruminants et les bovins (zébus).
Les objectifs fixés dans ce Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience visent non seulement à augmenter la production, mais également à améliorer la conservation et promouvoir la transformation des produits pour augmenter leur valeur ajoutée d’ici à 2028.
Madagascar n’est cependant pas encore autosuffisant en matière d’alimentation. Comme indiqué dans le Rapport global triennal de l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture ou FAO sur les Perspectives de récolte et la situation alimentaire, la Grande île figure parmi les 45 pays nécessitant encore des aides extérieures pour leur alimentation.
Selon la FAO, Madagascar a besoin de ces aides extérieures pour son alimentation à cause notamment de ses conditions climatiques extrêmes. Cette organisation estime à 1,95 million le nombre de personnes confrontées à une insécurité alimentaire aiguë de phase 3 de l’IPC entre janvier et avril 2025.














