Antananarivo, 12 Octobre, 13h09 – Une session extraordinaire qui sort de l’ordinaire au Sénat. Alors que le président de la Chambre haute prononce la fin de la séance et fait tinter symboliquement la cloche en ce sens, les sénateurs poursuivent la réunion.
Pour Herimanana Razafimahefa dont la destitution en tant que président du Sénat est l’un des sujets à l’ordre du jour, la session extraordinaire convoquée par le gouvernement est « illégale ». Il estime que le Sénat ne devrait se réunir que si l’Assemblée nationale est elle aussi convoquée. Il annonce également vouloir saisir la Haute cour constitutionnelle (HCC) et lui transmettre son certificat médical après que les sénateurs de la majorité ont posé « des questions sur son état de santé mentale ».
Pour les sénateurs de la majorité, l’ordre du jour ayant été adopté, la séance doit se poursuivre. Et bien que le président du Sénat ait quitté la salle, ceux-ci continuent de se réunir.
Le décret de convocation de la session extraordinaire a été adopté mercredi par le Conseil des ministres. Il fait suite à la demande de 14 sénateurs qui souhaitent prendre des mesures contre Herimanana Razafimahefa.














