Antananarivo, 26 Décembre, 8h40 – « Tout est encore flou ». Les membres du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP) affirment vivre dans l’inquiétude et l’incertitude face à l’absence de visibilité pour l’année 2023. Ils s’inquiètent notamment face à certaines thématiques auxquelles des résolutions concrètes n’ont pas été trouvées et par rapport aux problèmes chroniques auxquels les entreprises font face depuis des années.
Concernant la loi sur les ZEF, le président du GEFP, Herilanto Rakotoarisoa déplore une « instabilité juridique », avec « l’intention de l’Etat de réduire les avantages fiscaux de la zone franche ». Ces dispositions risquent d’ailleurs de dissuader les investisseurs potentiels à opérer à Madagascar, explique-t-il.
Il soulève également la mise en place des tarifs préférentiels en faveur des industries « stratégiques » annoncés par l’Etat mais qui se fait attendre. Sans ces tarifs préférentiels, l’application dans son intégralité de l’Optima business prévue au mois de janvier 2023 pourrait générer une augmentation de 80% de la facture d’électricité pour les entreprises dans le textile qui se spécialisent dans le tissage et filature, expose le président du GEFP.
Par rapport au salaire minimum d’embauche, le GEFP évoque l’opposition des travailleurs à son éventuelle révision à la baisse en 2023. Le paiement de la subvention ayant permis de combler le gap entre le SME fixé à 250 000 ariary par l’Etat et le SME à 217 000 décidé lors du dialogue social entre les chefs d’entreprises et les travailleurs n’est cependant « applicable à titre exceptionnel et exclusivement que pour l’année 2022 ». Les discussions sur ce sujet ont en tout cas déjà déjà relancées entre des membres du GEFP et de la Conférence des travailleurs de Madagascar (CTM).
Le GEFP y ajoute les « problèmes chroniques annuels », comme le remboursement de la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) dont le retard de remboursement rapporté au mois de Décembre de cette année était de six mois. Le groupement des entreprises franches soulève aussi le contrôle et le redressement fiscal.
Le GEFP espère donc une meilleure visibilité pour l’année 2023. Ce groupement entend par ailleurs poursuivre à travailler avec les administrations douanière et fiscale afin que les activités économiques puissent produire des résultats positifs.













