Le gouvernement malgache revoit ses ambitions à la hausse à peine l’exercice 2026 entamé. Le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, annonce une révision des perspectives de croissance, tablant désormais sur 6 % pour l’année en cours. Ce nouvel objectif avancé par le membre du gouvernement lors d’une émission spéciale sur les médias publics mardi, marque un bond significatif de 1,2 point de pourcentage par rapport aux 4,8 % initialement inscrits dans la loi de Finances de 2026.
L’Etat avait déjà anticipé des perspectives économiques globalement positives dans la LFI 2026 avec un taux de croissance projeté à +4,8%. Et ce, tout en étant conscient des contraintes structurelles auxquelles sont soumis l’environnement national et mondial. Le document budgétaire met également en avant des incertitudes persistantes, comme celles sur le renouvellement de la Loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (Agoa), les tensions géopolitiques ou sur les fluctuations des cours des produits de base.
Dans son intervention mardi, le ministre Herinjatovo Ramiarison expose que l’objectif central est de redynamiser l’économie nationale. Cette ambition repose sur la restauration d’un climat de confiance mutuelle entre l’État et le secteur privé d’une part et de l’État et les partenaires techniques et financiers de l’autre.
L’approche des autorités se veut volontariste, en misant sur ce choc de confiance et l’impact du futur Plan de relance économique de Madagascar. Herinjatovo Ramiarison rapelle l’organisation des Assises nationales pour la relance économique du pays, qui marquera une étape décisive. Ce forum de haut niveau devrait en effet aboutir à l’adoption d’un Plan de relance économique structuré et opérationnel. Ainsi, grâce aux réformes structurelles, les projections tablent sur un raffermissement de l’activité économique, avec un taux de croissance du PIB estimé à 6 % pour l’exercice 2026, précise-t-il.
Le ministre Herinjatovo Ramiarison soulève par ailleurs qu’une loi de Finances rectificative (LFR) sera soumise au milieu de l’année. Cet ajustement à mi-parcours vise à recalibrer la trajectoire économique nationale tout en garantissant un contrôle rigoureux de l’exécution budgétaire, tant au niveau de la mobilisation des recettes que de la gestion des dépenses publiques, explique-t-il.














