Antananarivo, 30 Juillet, 18h40 – Un taux de croissance qui devrait se stabiliser avec cependant des pressions inflationnistes relativement élevées. La croissance du PIB réel devrait s’établir à 4,0% cette année pour Madagascar. L’inflation, pour sa part, se situera en moyenne à 10,5% selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), avancées dans le rapport sur la quatrième revue du programme sur la Facilité élargie de crédit (FEC).
Comme exposé par le directeur exécutif de cette institution de Bretton Woods pour Madagascar lors de son Conseil d’administration le 21 juin 2023, la persistance d’un environnement mondial difficile et de phénomènes météorologiques extrêmes continue de peser sur les perspectives économiques. Il était avancé que la croissance économique de Madagascar devrait rester stable à 4,0 % en 2023. Cette projection reflèterait l’impact des deux systèmes météorologiques qui ont frappé le pays au début de 2023, des perspectives de croissance mondiale plus faibles et des difficultés institutionnelles notamment dans le secteur de la vanille.
Le taux d’inflation devrait pour sa part revenir à un chiffre en 2023 grâce à une inflation mondiale plus faible et à une production locale de denrées alimentaires de base relativement plus élevée. A l’issue de la quatrième revue de la FEC, le FMI tablait sur un taux moyen de 10,5% de l’inflation. Une prévision qui se base sur l’évolution des prix mondiaux encore élevés des importations, notamment du riz, mais également les perturbations de l’offre qui maintiennent les pressions sur les prix intérieurs. L’inflation à la fin de 2023 devrait alors encore atteindre 9,3% après la dissipation de l’effet direct de l’augmentation des prix des carburants en juillet 2022, expose cette institution de Bretton Woods.
Pour le premier semestre de cette année, les pressions inflationnistes n’ont pas faibli et sont principalement d’origine intérieure. L’inflation globale a atteint 12,1% en glissement annuel en avril 2023, reflétant les prix élevés des denrées alimentaires au niveau mondial et les effets directs et indirects d’une augmentation de 43% des prix des carburants en juillet 2022, détaille cette institution financière.
Dans son rapport sur cette revue de la FEC, le FMI indique que les prix des denrées alimentaires ont augmenté de 2,1% en glissement mensuel en mars, soit la plus forte hausse depuis décembre 2017. Les prix du riz ont contribué à environ 53 % de cette augmentation. L’augmentation des prix des denrées alimentaires a néanmoins ralenti avec le début de la saison du riz local en avril. L’inflation de base, qui exclut le riz et l’énergie, s’est établie à 11,8% en glissement annuel en avril, avec des augmentations de prix plus élevées dans les transports et l’équipement ménager.
Le déficit de la balance courante de Madagascar devra par ailleurs se réduire à 4,4 % du PIB en raison d’un ralentissement plus marqué des importations que des exportations dans un contexte de baisse des prix internationaux du pétrole et de projections de croissance inférieures aux prévisions initiales, d’après toujours le Fonds monétaire international.













