Antananarivo, 25 Juin, 18h25 – Un secteur particulièrement appuyé. La Banque mondiale a renforcé ses appuis pour le digital à Madagascar ces deux dernières années. « Nous avons aujourd’hui dans le portefeuille de cette institution financière plus de 500 millions de dollars de projets dans ce secteur », indique le ministre du Développement numérique, de la transformation digitale, des postes et des télécommunications (MNDPT), Tahina Razafindramalo. Ce membre du gouvernement parle, entre autres, du système d’information de la gestion des finances publiques, de la mise en place de l’identifiant unique, ou encore de la digitalisation des impôts. C’était lors d’un évènement organisé par la Banque mondiale vendredi.
La Banque mondiale mise d’ailleurs beaucoup sur le digital et le considère comme un levier pour la transformation de Madagascar. Aussi, les réformes sur ce secteur figurent-elles parmi les préalables qui conditionnent la dernière aide budgétaire de 100 millions de dollars dont a bénéficié la Grande île de la part de cette institution de Bretton Woods.
Pour encourager les investissements dans l’infrastructure numérique, rendre les services à large bande plus abordables grâce à l’amélioration de la concurrence et tirer parti de la fondation pour l’inclusion financière, Madagascar avait été amené à prendre plusieurs dispositions. Parmi elles, l’adoption d’un arrêté ministériel fixant des plafonds de prix révisés pour le Backbone, la sortie d’un décret sur les licences et les déclarations introduisant des licences unifiées et mettant fin aux droits exclusifs sur tous les segments de la chaîne de valeur et d’un décret sur l’interconnexion et l’accès – traitant de la position dominante et empêchant les pratiques anti-concurrentielles.
Les réformes des télécommunications en cours de mise en œuvre actuellement par le Gouvernement, et qui sont appuyées par la Banque mondiale, sont des réformes qui auraient déjà dû être entreprises il y a 18 ans, expose l’ancienne représentante de cette institution, Marie-Chantal Uwanyiligira. « Le changement à opérer c’est d’assurer plus de compétitivité pour que le prix baisse et que le taux d’accès à Internet s’améliore», explique-t-elle.
Les reformes dans le secteur du digital et des télécommunications devront permettre d’avoir trois points de croissance de plus pour Madagascar dans les prochaines années, reprend le ministre Tahina Razafindramalo. Ces reformes vont particulièrement permettre à tous les opérateurs d’installer de la fibre optique partout à Madagascar et même sur les bâtiments. Faire baisser le coût appels et d’Internet figure également parmi les objectif de leur mise en œuvre, rassure-t-il.














