Antananarivo, 23 août, 15h00 – La case prison pour 22 personnes soupçonnées d’implication dans l’affaire d’immatriculation provisoire de cinq Boeing 777. Selon le pôle anti-corruption, ces suspects ont tous été entendus par la parquet du pôle anti-corruption d’Antananarivo vendredi. Inculpés pour abus de fonction, corruption, faux en écriture publique, association et recel de malfaiteurs, usurpation de titre et atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, ils ont tous été placés en détention préventive après leur audition.
Les prévenus, parmi lesquels trois femmes, n’ont cependant pas tous été envoyés dans la même prison. A en croire le PAC, certains ont été envoyés à Antanimora, d’autres à Tsiafahy, à Imerintsiatosika ou dans l’Avaradrano. Les suspects sont, notamment, des cadres de l’aviation civile de Madagascar (ACM), des employés de la société Udaan Aviation, et d’autres agents des sociétés malgaches.
Si l’on en croit le communiqué publié par le PAC ce samedi matin, ils sont 33 personnes à être soupçonnées d’implication dans cette affaire. Si 22 d’entre elles ont donc déjà été entendues par le parquet du PAC d’Antananarivo, neuf demeurent activement recherchées. L’ancien ministre des Transports et de la météorologie fait également partie des suspects, mais son cas relève de la Haute cour de justice.
Il y a quelques semaines, le gouvernement malgache s’est dit étonné que des avions, cinq Boeing 777, qui avaient fait l’objet d’une immatriculation provisoire à Madagascar se sont retrouvés en Iran. Les certificats d’immatriculation provisoires devaient être valides du 17 janvier au 17 avril 2025, mais les suspects, en recourant à un faux, les avaient prorogés de trois mois. Ce qui avait permis aux aéronefs de volet. Pour le PAC, ces aéronefs ont été “volés puis acheminés vers l’Iran, dans une opération destinée à contourner les sanctions internationales”.
22 personnes sont placées en détention préventive, mais les enquêtes se poursuivent. “L’affaire est désormais pendante devant le Doyen des juges d’instruction du PAC qui poursuit les investigations, souligne le PAC.














