Antananarivo, 4 Mai, 7h22 – La Banque centrale de Madagascar (BCM) relève le taux des facilités de dépôt à 6% ainsi que le taux des facilités de prêt marginal à 8%. L’autorité monétaire a parallèlement décidé de maintenir le coefficient des réserves obligatoires à 13%. La BCM justifie ces ajustements sur la base de ses analyses qui font état de pressions inflationnistes sur l’environnement économique.
Pour la Banque centrale, cette décision de relèvement du taux des facilités des dépôts a été surtout prise car « le contexte économique pour les prochains mois sera soumis à l’insuffisance de l’offre globale de biens, induite par les chocs climatiques, la résurgence de la pandémie de COVID-19 et les incertitudes générées par la guerre en Ukraine ». Ces perspectives sont « susceptibles d’accentuer les pressions sur le processus de production et d’entraver le redressement de l’économie ».
Relever le taux des facilités des dépôts à 6% devra pour une nouvelle fois encourager les banques commerciales à déposer leurs excédents de liquidités au niveau de la Banque centrale. C’est plus qu’incitative, soulève un économiste qui rappelle que la rémunération de ce placement était de 3,8% au mois de novembre 2021. « C’est une mesure anti-inflationniste puisqu’elle permet de ponctionner les liquidités qui circulent. Elle viendra également en contrepoids de l’éventuelle hausse de salaires récemment décidée pour le secteur privé et les fonctionnaires », ajoute-t-il.
La Banque centrale décide parallèlement de relever à 8% le taux des facilités de prêt marginal, c’est-à-dire le taux d’intérêt que lui doivent les banques commerciales pour leurs emprunts. Cette décision de relèvement « modéré » de ce taux qui était de 7% au mois de novembre 2021 « va dans le sens de la volonté de la BCM de limiter la volatilité des taux d’intérêt à court terme sur le marché monétaire et vise la préservation du potentiel de croissance économique ». C’est le même objectif avec le maintien du coefficient des réserves obligatoires à 13%, c’est-à-dire les liquidités que les banques commerciales doivent conserver dans leurs comptes courants au niveau de la BCM.














