Des femmes qui se racontent elles-mêmes. Puis une caméra qui les suit dans leur quotidien. Chez elles. Sur leurs lieux de travail. Dans la rue. En des endroits où elles aiment passer du temps. Avec ceux et celles qu’elles aiment et avec qui elles partagent leur vie. Des femmes qui parlent de leur passion. De leur grand amour. Mais aussi de leurs inquiétudes, de leurs préoccupations. Des femmes qui sont différentes les unes des autres. Singulières par leur parcours. Elles ont entre 24 et 82 ans, et pendant quelques jours, Christian Béguinet, réalisateur établi à La Réunion les a suivies pour faire le portrait de chacune d’entre elles.
Les films, longs de 6 à 7 minutes, ont été présentés à la presse mardi. Le réalisateur en a fait une série qu’il a intitulée « Féminin singulier » et souhaite les projeter à Madagascar. Car « l’objectif est de dire à Madagascar que la moitié de la population, les femmes, ont un immense potentiel », confie le réalisateur qui a lui-même produit les films avec sa maison de production Mémoire vive.
Connaissant Madagascar depuis plusieurs années, Christian Béguinet avait déjà réalisé un certain nombre de portraits sur la Grande île. La plupart d’entre eux étaient des films plus longs, allant jusqu’à 52 minutes. « Mon idée était de mettre en valeur les richesses de Madagascar et particulièrement la richesse extrême de sa population », indique-t-il. Cette fois-ci, il a voulu « valoriser la population féminine de ce pays, chaque femme dans sa singularité et les femmes dans leur diversité », poursuit-il.
Pour démarrer sa série, le réalisateur a suivi une demi-douzaine de femmes. Quatre portraits sur six ont été présentés, « les deux autres étant en cours de finition ». Il envisage de poursuivre l’aventure, mais « il faudrait que les premiers épisodes soient vus », insiste-t-il, offrant les produits à la chaîne de télévision qui les programmerait dans sa grille.
Quelques femmes présentes dans la salle pendant la présentation n’ont pas caché leur bonne appréciation de l’initiative. « On a besoin de voir ces films. C’est inspirant », a réagi une jeune journaliste. « Ces portraits peuvent servir de repère aux jeunes filles de ce pays qui en ont grandement besoin », a ajouté une autre femme présente dans la salle.














