Antananarivo, 15 Octobre, 13h45 – L’horizon reste toujours “incertain” concernant l’effectivité de l’application du mécanisme d’ajustement automatique des prix du carburant à Madagascar. Olivier Jean Baptiste, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, a réitéré une nouvelle fois ce lundi en marge de la table ronde conjointe de la Banque Mondiale et Fond monétaire international (FMI) sur le financement des actions climatiques à Madagascar à Alarobia que des points sont encore en discussion avec le FMI avant de pouvoir appliquer le texte.
“Vous avez vu le texte adopté au mois de mai concernant l’instauration du mécanisme d’ajustement automatique des prix. Actuellement, nous sommes encore en discussion sur comment l’appliquer car il y a de nombreux aspects à voir”, indique à la presse le membre du gouvernement. “Ce texte installe purement le système mais on doit encore voir en général l’aspect social, économique et conjoncturel en globalité. Il y a de nombreux paramètres à voir et non seulement cette simple décision”, argumente le ministre.
Ces points ont été soulevés une nouvelle fois lors de la dernière revue du programme facilité élargie de crédit (FEC) et du facilité de la résilience et durabilité (FRD) effectuée dernièrement par le FMI à Madagascar à en croire Olivier Jean Baptiste. La suite reste ainsi encore incertaine. Dans ses observations préliminaires à l’issue de la revue, le FMI rappelle le caractère “essentiel d’appliquer effectivement le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants pour réduire les risques budgétaires”.
Parmi les points évoqués par le FMI, il est également question des mesures d’atténuation, telles que des transferts monétaires, à mettre en œuvre lorsque les augmentations de prix dépassent un certain seuil trimestriel. Il souligne également la nécessaire budgétisation de manière appropriée de la subvention et son versement trimestriel aux distributeurs pétroliers.
Le décret qui prévoit la mise en place du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants a été adopté en mai 2024. Ce décret prévoyait un plafond de 200 ariary tant à la hausse qu’à la baisse de l’ajustement automatique des prix et devait être appliqué dès le deuxième semestre de cette année. Son adoption était l’une des conditions de la conclusion des accords avec le FMI. Quant à son application, l’Etat en avait sollicité le report, comme l’avait indiqué le président de la République dans l’un de ses discours.
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