Beijing, Paris, Ankara, Ramallah, 6 février (Xinhua) – Dans le monde, les voix s’élèvent pour contester les déclarations du président américain Donald Trump sur le déplacement des habitants de Gaza. L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et le Hamas ont fermement rejeté mercredi les remarques du président américain Donald Trump suggérant la relocalisation des habitants de la bande de Gaza dans les pays voisins. Hussein al-Sheikh, secrétaire général du comité exécutif de l’OLP, a déclaré dans un communiqué de presse que l’organisation « rejette catégoriquement tous les appels à déplacer notre peuple de sa patrie ». La solution à deux Etats, fondée sur le droit international, reste la seule voie viable vers la paix et la stabilité, a-t-il ajouté.
Les remarques de Donald Trump ont également été dénoncées par le Hamas, qui les a qualifiées de tentative de justifier le contrôle des Etats-Unis et d’Israël sur Gaza. « Nous condamnons fermement et rejetons les déclarations du président Trump, qui visent à expulser de force notre peuple de ses terres », a déclaré le Hamas dans un communiqué de presse, avertissant qu’une telle rhétorique aggraverait les tensions dans la région. Le Hamas a promis que ni lui ni le peuple palestinien ne permettraient à une puissance étrangère d’imposer sa tutelle sur Gaza.
En conférence de presse conjointe à Ankara, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le président allemand Frank-Walter Steinmeier ont aussi conjointement rejeté mercredi les propositions visant à déplacer les Palestiniens de la bande de Gaza et réaffirmé leur soutien à une solution à deux Etats en opposition aux récentes suggestions américaines. « Les propositions visant à déplacer les Palestiniens de la bande de Gaza ou à les contraindre à l’exil sont inacceptables au regard du droit international », a déclaré Frank-Walter Steinmeier. Recep Tayyip Erdogan a souligné qu’il incombe à la communauté internationale de maintenir le cessez-le-feu et d’œuvrer à la mise en œuvre d’une solution fondée sur la coexistence de deux Etats.
Dans un communiqué de presse du ministère des Affaires étrangères, la France fait également part de son opposition à la colonisation, contraire au droit international, et à toute velléité d’annexion unilatérale de Gaza et de la Cisjordanie. Selon le communiqué, l’Etat français réitère son opposition à tout déplacement forcé de la population palestinienne de Gaza, qui constituerait une violation grave du droit international, une atteinte aux aspirations légitimes des Palestiniens, mais aussi une entrave majeure à la solution à deux Etats et un facteur de déstabilisation majeur pour l’ensemble de la région, selon le communiqué.
La Chine, de son côté, estime depuis toujours que « la Palestine gouvernée par les Palestiniens » est le principe fondamental de la gouvernance post-conflit de Gaza, a déclaré mercredi Lin Jian, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Il a fait ces remarques lors d’un point de presse quotidien, alors qu’il était invité à commenter le discours du président américain, Donald Trump, selon lequel les Etats-Unis « prendraient le contrôle » et « posséderaient » la bande de Gaza après avoir réinstallé ses habitants palestiniens dans les pays voisins, comme la Jordanie et l’Egypte. « Nous nous opposons au déplacement forcé du peuple de Gaza et espérons que les parties concernées saisiront l’occasion du cessez-le-feu et de la gouvernance post-conflit à Gaza pour ramener la question palestinienne sur la bonne voie du règlement politique fondé sur la solution à deux Etats, afin d’instaurer une paix durable au Moyen-Orient », a-t-il indiqué.
Textes et photo : Xinhua














