Antananarivo, 12 Juin, 7h25 – Des centaines de milliards d’ariary générés par l’exportation de pierres fines. Selon le bulletin publié en mai par la Banque centrale, Madagascar a exporté 34 173 tonnes de pierres fines industrielles en 2022. Le prix à l’exportation de ces produits miniers a été de 11 015,2 ariary par kilo. Ce qui fait que la valeur FOB des exportations de ces pierres fines avait été de 378,471 milliards d’ariary l’année dernière, rapporte la Banky Foiben’i Madagasikara (BFM).
Les opérations ont connu des hausses considérables dans toutes les rubriques durant les trois dernières années, que ce soit pour la quantité exportée mais également pour les prix unitaires ainsi que la valeur totale des exportations. Pour ce qui est de la quantité exportée, elle était passée de 16 375 tonnes en 2020, et a augmenté à 22 424 tonnes en 2021 pour être à 34 173 tonnes en 2022.
Pour ce qui est de leur prix, ces pierres fines industrielles avaient été exportées à 6 095,7 ariary le kilo en 2020 pour augmenter à 6 998,7 ariary en 2021. La hausse avait été très conséquente en 2022 puisqu’elles avaient été exportées à 11 101,5 ariary par kilo durant cet exercice. Multipliés par les volumes des exportations, la valeur FOB des exportations de ces pierres fines avait été de 99, 820 milliards d’ariary en 2020, 156,940 milliards d’ariary en 2021, et 378,471 milliards d’ariary en 2022.
Au mois de février 2023, le ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS) avait sorti un communiqué, évoquant l’existence d’un bloc de pierre fine à caractère industriel pesant 109 kilos qui avait été extrait à Fotadrevo et exporté en Slovénie en mai 2020. A l’époque, l’administration minière avait soutenu que celui-ci ressemblait « à peu près » à la photo de la « Priceless Sapphire » pesant 140 kilos qui, elle, était prétendue avoir été « déterrée à Mananjary » en 2019 et devait être exposé à Dubaï comme étant « officiellement le plus grand saphir bleu et blanc 100% naturel du monde ».
Le MMRS avait cependant mis la Priceless Sapphire dans la catégorie des « pierres fines à caractère industrielle » et non dans la catégorie des « pierres précieuses » incluant le rubis, le diamant, le saphir et l’émeraude.














