Antananarivo, 2 Mars, 6h25 – La quatrième tranche des appuis du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de l’accord de Facilité élargie de crédit (FEC) avec Madagascar devrait bientôt être décaissée. Il s’agit d’un prêt de 24,44 millions de DTS, soit 31,9 millions de dollars, destinés à couvrir les besoins de financement extérieur et budgétaire de la Grande île. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) annonce mercredi soir l’approbation par le Conseil d’administration du FMI de la troisième revue du programme économique de Madagascar dans le cadre du FEC. Ce qui devrait ouvrir la voie au décaissement du soutien correspondant, souligne-t-il.
Si l’emprunt venait réellement à être autorisé par le conseil d’administration, il portera le total des décaissements au titre de l’accord FEC à 191,6 millions de dollars, soit 146,64 millions de DTS. En septembre 2022, après la deuxième revue du programme, Madagascar s’est déjà vu accorder un prêt du même montant. Les deux premières tranches accordées respectivement en mars 2021 lors de l’approbation de l’accord, et en mai 2022, à l’issue de la première revue, s’élevaient chacune à 48,88 millions de DTS, soit 69,4 millions de dollars.
La troisième revue du programme sur la FEC a été combinée avec la consultation au titre de l’Article IV du statut du FMI. Cette consultation consistait à faire des rapports sur la situation dans chaque pays, en sus du programme sur la. Pour Madagascar, le FMI s’est intéressé sur la situation environnementale, la sécurité alimentaire, la protection sociale ou encore le potentiel de croissance issu du Plan émergence Madagascar (PEM).
Dans le cadre de la troisième revue de la FEC, l’Etat était surtout amené à se rattraper par rapport au retard dans la mise en œuvre de réformes structurelles qu’il s’est engagé à entreprendre, dont celles censées être entreprises lors de la seconde revue de ce programme. Les autorités malgaches avaient été encouragées à redoubler d’effort pour l’efficacité de la politique budgétaire, l’amélioration de la gouvernance et le soutien à l’investissement privé.














