Antananarivo, 29 Novembre, 7h20 – La Banque mondiale sera remboursée. Si l’on en croit la ministre de l’Economie et des finances, Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison, la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité paiera à la Banque mondiale le montant que celle-ci exige à titre de remboursement de certaines dépenses inéligibles. « La Jirama s’est engagée en ce sens », confie-t-elle en marge de la cérémonie de sortie de la 17ème promotion du Youth leadership training program (YLTP).
Selon la lettre de la Banque mondiale adressée à la ministre, le gouvernement et la société d’Etat ont jusqu’au 3 Décembre pour payer en numéraire la somme de 634.719 dollars, soit 2,510 milliards d’ariary. Ils ont ensuite jusqu’au 16 Décembre pour présenter « des documents de substitution pour les matériels utilisés pour des activités en dehors de la portée initiale du projet » pour un montant équivalent à 1,110 million de dollars, soit 4,391 milliards d’ariary.
En tout, l’audit de la Banque mondiale, couplé avec un audit de la Jirama a mis à jour des dépenses d’un montant d’environ 1,752 million de dollars, plus de 6,9 milliards d’ariary en tout, ont été « effectuées en ne respectant pas les procédures de gestion financière recommandée par l’Agence internationale pour le développement ». Celles-ci concernent la gestion de la compagnie durant les exercices 2018-2019 selon la Banque mondiale, 2016-2019 selon Rindra Hasimbelo Rabarinirinarison.
Selon la lettre de la Banque mondiale, les dépenses à rembourser jusqu’au 3 Décembre, représentent notamment des acquisitions théoriques qui peuvent être soit des pertes, soit des vols, soit des matériels utilisés en exploitation pour le remplacement des branchements défectueux. Elles consistent également, pour un montant de 8.000 dollars, en des travaux non réalisés, et pour un montant de 10.000 dollars en des pertes dues à des confusions dans l’attribution des matériels achetés des diverses sources de financement.














