Une Task Force, chargée de la gestion du plan d’indemnisation des personnes expropriées pour cause d’utilité publique dans des projets routiers, va être mise en place. Ce dispositif opérationnel servira à accélérer les procédures de ces indemnisations, avait récemment annoncé le ministre de l’Economie et des finances, Herinjatovo Ramiarison, lors d’une rencontre avec la presse.
Cette gestion du plan d’indemnisation des personnes expropriées est l’un des obstacles majeurs de l’exécution de ces projets. De nombreux dossiers restent en suspens, y compris sur des projets structurants comme la rocade, indique le membre du Gouvernement. C’est une situation qui contraint les bailleurs de fonds à envisager une suspension des décaissements. Car pour ces institutions, la réinstallation des populations sans compensation préalable constitue un manquement éthique et contractuel inacceptable, explique-t-il.
C’est face à ce blocage qu’une Task Force sera mise en place afin d’accélérer les procédures d’indemnisation. L’urgence est d’autant plus sociale que certains cas, comme à Toamasina, témoignent d’une détresse extrême des populations dépossédées sans contrepartie financière, expose-t-il. Et cette réforme administrative est cruciale. Au-delà de l’aspect humain, ces blocages génèrent des surcoûts financiers importants qu’il est impératif de résorber pour restaurer l’efficience de l’investissement public.
Le ministre Herinjatovo Ramiarison expose les défis liés au déploiement des investissements, notamment dans le secteur des travaux publics. Un portefeuille de 1 milliard de dollars, financé par des partenaires au développement, est actuellement alloué aux infrastructures routières. Bien que ces fonds soient mobilisés depuis longtemps, l’exécution des projets accuse un retard significatif en raison de la lourdeur des procédures administratives.













