Un outil stratégique. Madagascar se dote d’un registre social unique (RSU) afin de coordonner et d’optimiser les programmes de protection sociale mis en œuvre à Madagascar. Celui-ci vise à identifier avec précision les ménages les plus précaires afin de garantir un accès équitable et inclusif aux programmes sociaux. Le RSU compte aujourd’hui plus de 2,6 millions de ménages inscrits à travers Madagascar, si l’on en croit le directeur général des solidarités auprès du ministère de la Population et des solidarités, Sylvestre Rajaonary. Une campagne d’enregistrement massif sera menée dans 99 districts jusqu’en décembre 2026. Une extension qui vise à atteindre une couverture nationale pour le RSU.
“Registre social unique : pour une protection sociale plus juste et inclusive” sera le thème adopté pour le mois de la protection sociale. Le lancement officiel de la célébration, qui se fera tout au long de ce mois, est prévu pour ce 15 mai à Analakely. Au programme figurent des partages d’expériences, des formations et renforcements de compétences, ainsi que des campagnes de sensibilisation et d’éducation civique visant à promouvoir un changement de comportement durable. Des aides directes et des dotations d’équipements seront également destinées aux ménages vulnérables, avec une attention particulière portée aux femmes et aux personnes en situation de handicap.
Parmi les initiatives phares du mois de la protection sociale figure le “Sabotsin’ny Fanavaozana ifotony”. Il s’agit d’un programme d’accompagnement des jeunes et des femmes issus des quartiers défavorisés d’Antananarivo, à travers des formations favorisant l’entrepreneuriat et la création d’emplois. En plus de cette initiative, des actions de proximité seront également déployées dans chaque région afin de démontrer de manière concrète l’impact direct des programmes de protection sociale non contributive. Ces derniers sont mis en oeuvre par le ministère de la Population et des solidarités avec ses partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale, le Programme alimentaire mondial, l’Unicef et le Fonds d’intervention pour le développement (FID).
