La liste est dressée. Huit filières à fort potentiel de développement de l’agribusiness et de création de valeur ajoutée avaient été identifiées pour la province d’Antananarivo. Il s’agit du riz irrigué, du riz pluvial, de la baie rose, du café, du maïs, des fruits, de l’aviculture et de la filière lait. Le choix de ces filières marque l’aboutissement des échanges entre les acteurs de l’Analamanga, de l’Itasy, du Vakinankaratra et du Bongolava durant les Assises régionales qui se sont tenues la semaine dernière.
Les bases d’une relance économique axée sur la performance agricole étaient ainsi jetées. Les acteurs qui participaient à ces assises régionales ont convenu que ces filières priorisées présentent des potentiels économiques considérables. Qu’il s’agisse de cultures vivrières ou de produits de rente, les filières prioritaires d’Antananarivo affichent des perspectives de croissance exceptionnelles.
Le riz irrigué et pluvial demeure le socle de la sécurité alimentaire de ces quatre régions avec un potentiel de doublement de chiffre d’affaires à l’hectare. Une performance qui est pourtant conditionnée par l’amélioration des pratiques culturales, l’accès aux intrants de qualité et une meilleure organisation de la production.
Les filières de rente, comme le café et la baie rose, s’imposent également comme des moteurs de richesse tournés vers l’exportation. La filière lait et l’aviculture s’affirment parallèlement comme un levier massif pour l’emploi et la souveraineté alimentaire. L’amélioration des structures techniques et commerciales pourrait ainsi transformer radicalement l’économie rurale des Hautes Terres.
Ces filières font toutefois face à des obstacles de taille comme l’insécurité foncière, le coût élevé des crédits, le manque de débouchés et le trop grand nombre d’intermédiaires qui pèsent sur les prix. L’absence de structures de vente organisées freine également l’élan des entrepreneurs agricoles locaux. Des solutions concrètes avaient alors été proposées lors de ces Assises régionales, telles que la facilitation de l’accès à la terre, la création d’une banque dédiée aux agriculteurs et l’organisation de meilleurs circuits de vente. L’accent sera parallèlement mis sur la productivité, grâce notamment à la distribution de semences de qualité, des intrants moins chers et des formations aux techniques modernes.














