Antananarivo, 7 Janvier, 9h45 – Des ressources indispensables. Le ministère de l’Economie et des finances (MEF) avance la nécessité de mobiliser des financements pour assurer l’effectivité de la relance économique de la Grande île. « Il s’avère une fois de plus que pour booster la croissance, il faudra encore plus s’endetter », expose ce département dans son Rapport sur l’analyse de viabilité de la dette de Madagascar.
Dans la stratégie de gestion de la dette pour 2024-2026, le ministère des Finances avance des Besoins de financement brut (BFB) à hauteur de 25 008,8 milliards d’ariary pour les trois prochaines années, composés à 71,1% de besoin en financement extérieur. Ce montant se répartit en 6 056 milliards d’ariary pour 2024, 9 319,4 milliards d’ariary pour 2025 et 9 633,4 milliards pour 2026.
Bien que Madagascar soit appelé à mobiliser diverses ressources pour assurer le financement de sa relance économique et de son développement, le MEF insiste pour que l’Etat agisse prudemment « de manière à ne pas s’endetter sans atteindre les objectifs de croissance voulus ». Un plafond d’endettement extérieur a en tout cas été mis en place pour garantir la soutenabilité de la dette. Et le montant maximal d’emprunts extérieurs pouvant être contractés cette année se chiffre à 13 593 milliards d’ariary dans la Loi de Finances 2024, selon le ministère de l’Economie et des finances.
Pour ce qui est de la situation en 2023, le ministère estime à 7 637,1 millions de dollars le stock de la dette publique garantie par l’Etat. Il est constitué à 71,5% par des dettes extérieurs publiques, dont majoritairement des prêts concessionnels. L’encours de la dette intérieure à fin 2023 est pour sa part constitué à 97,4% par des instruments dont la maturité est supérieure ou égale à un an. « Néanmoins, dans les dix prochaines années, le stock de la dette publique est estimé en moyenne à 44,0% du PIB », avance le ministère de l’Economie et des finances.














