Antananarivo, 3 Janvier, 16h50 – Le ministère de la Communication et de la culture en appelle à la tolérance et au respect mutuels après une soi-disante « marche de libération » organisée par une communauté chrétienne auprès de quelques sites sacrés traditionnels. La publication de l’un des participants à l’événement qui l’a qualifié de “diabem-pahafahana” a animé les débats sur les réseaux sociaux en ce début d’année.
Dans son message, le ministère souligne que chacun est libre de pratiquer sa religion dans les espaces qui lui sont dédiés tant que cela se fait dans le respect de l’ordre public et le respect de la liberté de croyance d’autrui. La publication devenue virale évoque pourtant un déplacement du groupe à Ambohimanga durant lequel une opération qualifiée de « diabem-panafahana » a été effectuée le 29 Decembre dernier. Le post sous-entend même la tenue de séances de « désacralisation » des « doany », des lieux de culte traditionnel malgache dans les environs du palais royal.
Les rassemblements religieux n’ont pas eu lieu dans l’enceinte du palais d’Ambohimanga, a neanmoins tenu à préciser le ministère, mais plutôt dans des « zone tampons ». Une autorisation est requise pour qu’une quelconque célébration soit tenue sur ces lieux, poursuit encore le ministère. Les affiches publiées sur les réseaux sociaux évoquent un événement organisé par les autorités locales auquel certaines hautes personnalités de l’Etat ont assisté. Pour les défenseurs de la tradition malgache, ces actes constituent des « actes de profanation et de non respect des valeurs malgaches ».
Sans aller jusqu’à la condamnation des actes menés par le groupe religieux, le ministère mentionne néanmoins dans son communiqué que les us et coutumes font partie de la culture. Il rappelle que le respect mutuel et la tolérance envers chaque pratiquant des différentes religions existantes sont le garant de la paix de l’État de droit.














