Antananarivo, 18 Mai, 9h05 – Le salaire minimum d’embauche en baisse dans le secteur privé. Le montant de 250 000 ariary décidé en 2022 n’est plus maintenu faute de subvention de l’Etat comme cela a été le cas en 2022. Le Conseil de ministres de mercredi a plutôt confirmé le salaire minimum à 238 000 ariary convenu par les partenaires sociaux, soit une hausse de 10% par rapport à la convention de 2022.
Selon le Conseil des ministres de mercredi qui a adopté le décret relatif au salaire minimum d’embauche, « le salaire minimum d’embauche des salariés de la catégorie M1-A passe à 238 000 ariary au lieu de 217 000 ariary pour le secteur non-agricole et à 242 000 ariary au lieu de 220 000 ariary pour le secteur agricole ». Cette décision, rappelle le compte-rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif, fait suite à la réunion des partenaires sociaux qui a eu lieu le 17 janvier 2023.
Lors de la même réunion, les syndicats et le patronat ont sollicité l’Etat à reprendre les subventions qu’il avait octroyées en 2022 afin de combler le gap entre le salaire minimum convenu par les partenaires sociaux et la proposition du président de la République de fixer le salaire minimum à 250 000 ariary. L’Etat ne semble cependant pas avoir répondu à cette demande, et adopte le décret fixant à 238 000 ariary le salaire minimum d’embauche.
Dans son communiqué, le Conseil des ministres rappelle que la décision de fixer le salaire minimum de 250 000 ariary en 2022 a été prise afin de « respecter les consignes présidentielles ». « Elle avait été prise à la suite d’une réunion du président de la République avec les dirigeants des groupements patronaux », poursuit encore le communiqué.
A l’époque l’Etat avait décidé d’accorder des subventions allant jusqu’à 33 000 ariary à verser à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) afin de permettre aux entreprises de payer directement à leurs salariés le montant promis par le chef de l’Etat. Il avait cependant déjà été indiqué dans le décret publié en octobre 2022 que les subventions ne seraient applicables que pour l’année 2022, et à partir du 1er mai 2022.














