Antananarivo, 28 Juin, 20h15 – Une contribution importante. La Banque africaine de développement (BAD) note une hausse importante des transferts de fonds formels effectués par la diaspora malgache vers Madagascar. Ils seraient passés de 4 millions de dollars en 1990 à environ 300 millions de dollars en 2024, l’équivalent du 1,7% du PIB du pays pour l’année dernière, d’après ce qu’a récemment rapporté cette institution panafricaine.
Une baisse a néanmoins été enregistrée par rapport aux chiffres communiqués apr la Banky foiben’i Madagasikara (BFM) pour l’exercice précédent. L’envoi des fonds par les migrants à destination de Madagascar s’élevait à 417,7 millions de dollars en 2023. Une contribution qui avait représenté à l’époque 2,6% du PIB du pays, avait indiqué la BFM.
Bien que les obligations de la diaspora ne soient pas aussi développées, la BAD estime que les transferts de fonds formels de la diaspora sont importants. Celle-ci explique alors que la participation de la BFM au Projet pilote sur les transferts de fonds des migrants de l’Institut Africain des Transferts de Fonds (AIR) devrait permettre de tirer parti du potentiel de ces fonds.
La BAD souligne que la mise en place d’un cadre juridique et réglementaire est nécessaire pour favoriser la transparence au niveau des opérateurs de transferts de fonds, et baisser les coûts de transferts. Elle préconise également le développement des mécanismes de mobilisation de ces fonds pour le financement des investissements productifs.
La Banque centrale, de son côté, avait déjà avancé des mesures pouvant promouvoir ces envois de fonds. Elle parlait de mesures d’incitation et d’encouragement de la diaspora à transférer plus d’argent vers leur pays d’origine, des mesures d’incitation pour les fintech œuvrant dans les transferts d’argent, l’amélioration des infrastructures financières en général ou encore la mise en place de plateformes numériques innovantes, permettant des transferts instantanés et à moindre coûts et sécurisés.
Les envois de fonds par les migrants sont “des revenus envoyés par des personnes, en déplacement temporaire ou permanent dans une économie étrangère, aux ménages restés au pays”, comme défini par la BFM. Il peut s’agir de particuliers qui ont migré dans une économie étrangère et dont ils sont devenus résidents, ou de rémunérations de travailleurs à court terme qui sont employés dans une économie dont ils ne sont pas résidents.














