Antananarivo, 18 Décembre, 15h10 – Une baisse significative. Il n’y a cette année que 93 licences de pêche valides s’il y avait eu 255 licences délivrées avant 2022. La décision de réduire le nombre des navires licenciés entre dans la stratégie du ministère de la Pêche et de l’économie bleue (MPEB) qui consiste à geler l’effort de pêche. C’est ce qu’a expliqué le ministre Paubert Mahatante en marge de la présentation du Rapport de Madagascar pour l’année 2022 à l’Initiative pour la transparence des pêches (FiTI), vendredi.
44 licences de pêche industrielle aux crevettes côtières sont valides, d’après la liste des navires licenciés et des redevances perçues arrêtée et publiée par le ministère au mois de novembre de cette année. La recette totale perçue de ces licences est de 15,627 milliards d’ariary, indique le ministère en charge de la pêche.
Il y a également 36 licences de pêche industrielle aux thons valides, dont les redevances perçues s’élèvent à 3,502 milliards d’ariary. A ces 80 licences s’ajoutent trois licences de pêche industrielle aux poissons démerseaux qui ont contribué à hauteur de 16,2 millions d’ariary de redevance, ainsi que neuf licences de pêche artisanale dont la recette perçue s’élève à 20,6 millions d’ariary. Le ministère rapporte par ailleurs le retrait d’une licence de pêche artisanale pour non-respect de l’utilisation des engins de pêche autorisés dans le cadre du protocole d’accord.
Comme indiqué dans le rapport FiTI 2022 de Madagascar, le gouvernement avait décidé de geler l’effort de pêche en réduisant le nombre de bateaux de 100 à 60 l’année dernière, et ainsi permettre à l’écosystème de se reconstituer. Il est souligné dans ce document que les effets positifs de cette décision se font encore sentir en termes de disponibilité et de diversité des espèces présentes dans les eaux territoriales. Le ministre Paubert Mahatante avance alors l’augmentation progressive de l’octroi des licences de pêche suivant l’évolution de la situation.
Le rapport FiTi 2022 de Madagascar soutient que les pratiques de pêche durables sont essentielles pour garantir la santé et la viabilité à long terme des océans et des stocks de poissons qu’ils contiennent. Ce document explique que la surpêche entraine une pression de pêche excessive et se produit lorsque les efforts de pêches, qu’ils soient menés par des pêcheurs commerciaux, récréatifs ou de substance, dépassent le rendement durable d’une espèce ou d’une zone de poisson particulière.
Photo : MPEB














