Antananarivo, 23 Novembre, 6h55 – La situation n’est pas encore tout à fait réglé au sein de la Société d’études, de construction et de réparation navales (Secren Sa). Le personnel, du moins une partie, a à nouveau redéployé les banderoles rappelant la grève ce lundi. Les manifestants expriment, entre autres, leur déception après qu’un déplacement à Antananarivo en vue de rencontrer les autorités centrales a été annulé alors que le sujet avait été évoqué avec les autorités régionales lors d’une réunion jeudi dernier. « Nous poursuivons la grève tant que nous n’avons pas la solution », annoncent ainsi les agents syndiqués de la Secren.
Ceux-ci revendiquent, entre autres, le paiement régulier des salaires mensuels auxquels est censé s’ajouter 50% de leur solde pour régulariser les arriérés non payés. Ils réclament également que leurs cotisations à la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps) ainsi que leurs impôts sur les revenus salariaux et assimilés (Irsa) soient aussi versés régulièrement. Ils demandent aussi la nomination de l’administrateur délégué promis par le ministre de l’Industrialisation, du commerce et de la consommation lors de sa visite sur place il y a trois mois.
Lors de son passage à Antsiranana en Septembre, le président de la République avait annoncé le paiement d’un mois et demi de salaire des employés, puis du règlement des reliquats à travers le paiement de 50% du salaire en plus du salaire mensuel. D’autres solutions à plus long terme, comme des partenariats, avaient été évoquées pour redynamiser l’entreprise. Le personnel avait également sollicité le soutien présidentiel aux activités du département travaux divers qui peut constituer une autre source de revenus.
Photo : Arlin Bemitombo














