Antananarivo, 3 Novembre, 16h15 – Forte tension dans le système éducatif. Le collectif des enseignants regroupés au sein du mouvement « Mpanabe manova ifotony » (MMI) indique maintenir un « service zéro », poursuivant de ce fait la suspension des cours auprès de leurs établissements publics respectifs. Ils ont décidé de poursuivre leur mouvement, évoquant une insatisfaction générale des revendications qu’ils ont émises au niveau de la ministre de l’Education nationale. Et ils se sont exprimés face à la presse ce lundi.
Leurs revendications initiales portent notamment sur l’alignement salarial, l’intégration statutaire, l’avancement de carrière, les conditions de retraite et le recrutement. Le MMI indique avoir déjà entrepris toutes les démarches et interventions nécessaires. Des rencontres ont parallèlement eu lieu et un état des lieux détaillé des travaux et propositions avait été déposé auprès des autorités et remis à la ministre de l’Éducation nationale, indique le porte-parole de ce collectif.
Les enseignants du MMI se disent toutefois profondément insatisfaits des réponses apportées par leur ministre de tutelle. Suite à cette insatisfaction généralisée, ces enseignants ont décrété la poursuite d’un service zéro, en attendant une réponse concrète sous 48 heures.
Ils exigent alors l’adoption et la signature immédiate d’un protocole d’accord, à l’image de ceux déjà mis en œuvre dans d’autres ministères. Ils réclament également la publication, dans les plus brefs délais, du décret d’application requis, la mise en place urgente d’une Commission de suivi et d’intervention concernant les procédures de recrutement. « Une réponse rapide et satisfaisante à toutes nos revendications afin de garantir la reprise des cours », ont-ils lancé.
Le Dr Elys Karena Hanitriniaina dit comprendre que « les enseignants font face à des problèmes que nous nous efforçons actuellement de résoudre. Nous nous activons sur tous ces dossiers en ce moment et des solutions sont activement recherchées », rassure-t-elle.














