Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. À l’échelle mondiale, il est le deuxième cancer qui touche le plus l’homme après le cancer du poumon, selon l’Organisation mondiale de la santé. L’âge avancé est le principal facteur de risque de cancer de la prostate. Contrairement aux autres types de maladies oncologiques, celle de la prostate offre un pronostic très positif de guérison et de survie. A Madagascar, l’ablation de glandes au niveau des testicules, la castration chirurgicale, apparait comme le traitement le plus utilisé.
A partir de 45 ans, on commence parfois à éprouver des difficultés pour uriner, un besoin de miction fréquent et impérieux. C’est un signe qu’il y a une obstruction urinaire, explique le Dr Andriatsarafeno Rasolofomamonjy, Médecin-chef à l’hôpital luthérien d’Ambohibao
Ces signes pourraient être les symptômes d’un cancer de la prostate chez l’homme. C’est l’un des cancers les plus fréquents chez les hommes.
Il est aussi courant que le cancer du sein chez la femme. Il est toutefois beaucoup plus discret, et plus anodin. Tous les garçons disposent d’une prostate à la naissance. C’est un organe chez l’homme. Au milieu de la prostate, il y a un canal, le canal urinaire. Quand la prostate augmente de volume, ce canal urinaire se rétrécit. Ce qui engendre des difficultés pour uriner. Ce cancer peut survenir à tout moment, mais on ne peut le confirmer sans analyse médical. On peut le diagnostiquer à partir d’une biopsie. Il est recommandé de consulter un médecin dès les premières douleurs au niveau de la prostate. Le médecin effectue une analyse et une échographie pour mesurer le volume [de la prostate] et déterminer le cancer. », continue d’expliquer le Médecin-chef à l’hôpital luthérien d’Ambohibao.
Il est aussi fréquent que le cancer de la prostate ne présente aucun signe physique, surtout au début de sa croissance, car il se développe généralement en périphérie de la prostate. Le cancer de la prostate est un cancer qui se guérit très bien. La mortalité est aussi très faible. Une diversité de traitements est aussi proposée.
Une simple surveillance active, un traitement chirurgical, par irradiation, l’hormonothérapie éventuellement associée à la chimiothérapie.
A l’hôpital luthérien d’Ambohibao, compte tenu des coûts de médicaments à Madagascar, la castration chirurgicale est la solution la plus prisée.
« S’il n’y a pas encore de complications et qu’on est certain que c’est un cancer de la prostate, on procède à la castration. C’est une ablation de glande au niveau des testicules. La personne devient ensuite stérile, car cette opération bloque l’éjaculation. Après l’intervention chirurgicale, la vie du malade redevient normale et il peut continuer à vivre normalement. », conclut Dr Andriatsarafeno Rasolofomamonjy, Médecin-chef à l’hôpital luthérien d’Ambohibao.














