Respirateur de réanimation, moniteur défibrillateur, aspirateur chirurgical, médicaments et consommables. La salle de déchocage du service des urgences du centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHU/JRA), où sont pris en charge les patients les plus critiques, bénéficie désormais de nouveaux équipements médicaux accompagnés d’un programme de formation destiné au personnel soignant. Ce soutien a été officiellement remis jeudi lors d’une visite conjointe de la ministre de la Santé publique, Dr Monira Managna, de l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois, et de représentants de l’ONG La Chaîne de l’espoir.
Le service des urgences du CHUJRA accueille plus de 3 000 patients par mois, soit entre 100 et 120 personnes par jour. Parmi eux figurent de nombreux blessés graves et patients nécessitant une prise en charge immédiate. Selon le responsable du service des urgences, le Dr Faneva Razafindraibe, ces nouveaux équipements arrivent à un moment opportun et contribueront à améliorer significativement la qualité des soins et la prise en charge des cas les plus complexes.
Cette dotation s’inscrit dans un programme plus large de coopération sanitaire entre Madagascar et la France. Selon Arnaud Guillois, l’initiative a une “triple dimension, la mise à disposition d’équipements en fonction des besoins de l’hôpital, le partage de compétences et la formation continue entre professionnels de santé, et la prise en charge très concrète d’urgences chirurgicales, notamment en chirurgie cardiaque”.
L’ambassadeur ajoute que ce programme, soutenu par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères à travers son Centre de crise et de soutien, a déjà bénéficié à plusieurs milliers de patients malgaches ainsi qu’à des centaines de personnels de santé du CHU/JRA et du Centre hospitalier de Soavinandriana. Le projet doit se poursuivre au cours des prochains mois.
Outre le don d’équipements, les partenaires français réaffirment leur volonté de poursuivre la coopération à travers des actions de formation et d’accompagnement technique, dans le cadre du projet de renforcement de l’accès aux soins d’urgence. D’ailleurs, deux infirmières et un médecin français, déployés par La Chaîne de l’espoir, forment et appuient les personnels du service des urgences pendant quelques jours. Un engagement qui vise à améliorer les pratiques médicales et paramédicales pour donner plus de chances aux patients reçus.















