Antananarivo, 22 Juin, 19h00 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) rassure l’opinion. Elle affirme que le budget pour organiser la présidentielle de 2023 est connu et ne devrait pas être un obstacle à la tenue du scrutin. Elle fait part d’un budget de près de près de 80 milliards d’ariary pour organiser la présidentielle.
« Au final, ce sera autour de 80 milliards d’ariary », informe Tseheno Rakotondrasoa, secrétaire exécutif de la Ceni, lors de l’atelier de discussions et d’échanges sur les consultations populaires, jeudi à Ivandry. « Mais il existe toujours des discussions entre la Ceni, les partenaires techniques et financiers ainsi que les autorités centrales », poursuit-il.
Au départ, la Ceni avait proposé un budget de 143 milliards d’ariary. « Le gouvernement, par le biais de la loi de finances initiale, promet un peu plus de 40 milliards d’ariary pour financer l’organisation de la présidentielle », rappelle Tseheno Rakotondrasoa.
Entre-temps, les autorités centrales s’engagent à prendre en charge certaines dépenses pour diminuer les charges qui pèsent sur la Ceni, ayant conduit à une estimation initiale d’un besoin de 143 milliards d’ariary. « Il existe des opérations que les partenaires techniques et financiers (PTF) ne prennent pas en charge mais qui sont réalisées par le gouvernement. C’est le cas de la communication, prise en charge par le ministère de la Communication et de la culture, le processus de sécurisation et la formation en matière de sécurisation, pris en charge par le ministère de la Défense nationale », avance le secrétaire exécutif de la Ceni.
Pour les 40 milliards d’ariary restants, et à part les 45 milliards d’ariary utilisés pour la refonte de la liste électorale, l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections obtient la promesse de la participation des PTF. Tseheno Rakotondrasoa évoque la mise sur pied d’un basket fund, un fonds commun, pour financer des opérations précises comme, entre autres, l’impression des bulletins uniques et la fourniture des pv autocopiants. « Si, à la fin, il reste un gap, le gouvernement s’engage à le combler », poursuit-il.
Retaf Arsène Andrianarisedo Dama, président de l’organe chargé de préparer et d’organiser les élections, souligne que le gouvernement peut réaliser ce transfert sans passer par la modification de loi de finances. « Il peut le faire par le biais d’une procédure de décret d’avance », déclare-t-il avant de demander aux parties prenantes de « ne pas avoir d’appréhension concernant le financement [de l’élection] ». « Préparez-là pour ceux qui veulent y prendre part. Ne détournez pas l’opinion pour ceux qui ne veulent pas y participer. La Ceni est prête pour une élection transparente et dans le calme », poursuit-il.














