Antananarivo, 21 Mars, 8h30 – L’extraction illicite d’or dans le fleuve de Kamoro est loin d’être éradiquée. Une descente effectuée par une délégation du ministère des Mines et des ressources stratégiques (MMRS) dans la commune de Marokoro, à Maevatanana, a permis de découvrir des sites d’exploitation aurifère illégale en pleine activité, la semaine dernière. Dans le premier site, le fokontany Madisovato où s’est rendue la délégation ministérielle, trois ressortissants étrangers ont été arrêtés, les engins d’extraction d’or qu’ils ont utilisés ont été scellés, rapporte le MMRS.
Ces personnes interpellées opéraient sans permis d’exploitation à Marokoro. Et ils étaient visiblement là pour extraire de l’or en grande quantité à voir les moyens qu’ils ont utilisés. Drague à godets, tapis pour tamisage, d’autres engins d’extraction et du carburant pour les faire fonctionner ont été découverts sur place. Ils ont utilisé du mercure dans leur opération, signale le ministère. L’usage de ce produit dans l’exploitation aurifère est pourtant interdit par la loi car il nuit à l’environnement mais également à la santé humaine.
A part le fokontany Madisovato, le ministère relève également la découverte de sites à ciel ouvert illicites et de gros engins d’extraction d’or dans d’autres zones de la commune de Marokoro. L’administration minière n’a pourtant pas apporté plus de précision sur ces autres découvertes.
Au mois de juillet 2022, le ministère en charge des Mines avait indiqué avoir fermé quatre sites d’exploitations aurifères sauvage dans les fokontany de Tsiandrarafa et Antsira de la même commune de Marokoro du district de Maevatanana. A l’époque, des engins d’extraction dont une drague, des excavateurs et chargeurs ont été déjà mis sous scellés.
Le ministère fait part de sa détermination à renforcer son contrôle des exploitations aurifères ainsi que la formalisation des acteurs dans cette filière. L’objectif, martèle-t-il, est de permettre aux exploitants et aux opérateurs, à la population et aux collectivités territoriales décentralisées ainsi qu’à l’Etat central d’en tirer profit.














