Antananarivo, 19 octobre, 20h00 – Un début de session particulière à l’Assemblée nationale. Les députés votent la proposition du Bureau permanent selon laquelle « il ne devrait pas y avoir un ordre du jour avant la prochaine réunion du Bureau permanent », selon le rapport de la conférence des présidents. 69 voix « pour » ont voté la proposition lors de la séance plénière, jeudi à Tsimbazaza. Aucun député n’a voté « contre » la proposition, trois ne se sont pas exprimés alors que quelques parlementaires de l’opposition ont quitté la salle.
L’existence d’«autres obligations des députés concernant la campagne électorale [ de la présidentielle du 16 novembre]» ont été avancées pour expliquer la décision, toujours selon le rapport de la conférence des présidents.
« Cela rentre dans le respect de la Constitution », argue le député Philobert Milavonjy. « Il n’a jamais été question de ne pas se réunir durant toute la session. Il y aura du temps pour réaliser les travaux parlementaires plus tard », poursuit l’élu à Ambovombe. Dans la foulée, le député Marco Tsaradia observe que le projet de loi de finances initiale « n’est pas encore déposé » pour être examiné.
La député de l’opposition Eléonore Johasy estime pourtant que le temps « risque de manquer » pour l’examen du projet de loi de finances si les élus partaient en campagne électorale. Iréné Djaosera et Keron Idealson plaident pour le « respect de la Constitution » pour voter l’ordre du jour. Une position contrecarrée par les députés majoritaires à la Chambre basse.
Les parlementaires issus du groupe majoritaire à Tsimbazaza avaient fustigé Christine Razanamahasoa, dans une déclaration rendue publique mercredi soir. Ils « condamnent » et « réfutent les discours de Madame présidente de l’Assemblée nationale ». Un discours, qui, selon eux, « cultive la déstabilisation de l’opinion et celle de la vie de la nation ».
Lors de l’ouverture de la session parlementaire, la présidente de l’Assemblée nationale avait suggéré une « médiation parlementaire » mardi. Elle indique que « les germes des provocations pour une guerre fratricide sont visibles et ne cessent de s’amplifier » avant de lancer un appel aux partenaires internationaux de Madagascar d’agir.














