Antananarivo, 24 Octobre, 6h45 – Situation alarmante. Le nombre de personnes souffrant de faim à un niveau “d’urgence” dans le Grand Sud de Madagascar devrait passer de près de 29 000 à 110 000 d’ici le début de l’année 2026. Ce qui représente un risque de près d’un quadruplement des victimes de faim aigue dans cette partie de l’île. L’Organisation des Nations unies (Onu) a fait part de cette projection, en indiquant se baser sur les rapports de ses agences et de ses organisations partenaires sur le terrain.
A part cette situation d’insécurité alimentaire dans le Grand Sud, les épidémies continueraient également de s’aggraver sur place. Le porte-parole du secrétaire général de l’Onu, Stéphane Dujarric, avait déjà exposé à la presse que “une épidémie de paludisme survenue plus tôt cette année a mis à rude épreuve un système de santé déjà fragile”. Or celui-ci indique que “les coupes budgétaires ont encore limité la capacité d’intervention des Nations unies”.
Ce porte-parole du SG de l’ONU avait alors souligné les facteurs déclencheurs de la crise humanitaire actuelle à Madagascar. Il explique que la Grande île a été confrontée à une sécheresse due au phénomène El Niño, à de multiples cyclones et à des infestations de criquets pèlerins qui ont dévasté les cultures.














