Antananarivo, 8 Décembre, 7h25 – La France en appui aux jeunes mères-célibataires déscolarisées. L’Agence française pour le développement (AFD) vient d’octroyer un financement d’un montant de 1,2 million d’euros, soit 5,4 milliards d’ariary à l’ONG Aide et Action pour que celle-ci puisse mettre en place un projet d’accompagnement des jeunes mères-célibataires dans leur projet de vie et d’acquisition par celles-ci de compétences professionnelles dans les secteurs porteurs identifiés.
L’objectif du projet est que sur trois ans, de 2021 à 2023, 900 jeunes mères célibataires déscolarisées, âgées de 15 à 19 ans, issues des quartiers défavorisés des premier, troisième et quatrième arrondissements de la capitale, puissent suivre une formation professionnelle et que plus des 2/3 d’entre elles puissent ensuite « occuper un emploi et en tirer un revenu décent » qui leur donnent la « capacité d’assumer leur charge de famille et d’assurer l’éducation de leur enfant ».
Il s’agira donc, pour l’ONG Aide et Action, de déployer « pour chaque bénéficiaire des services de mentorat et de suivi des projets, un accompagnement psychosocial qui portera une attention particulière aux violences basées sur le genre, des activités de renforcement de la socialisation, d’affirmation de soi et de développement personnel, et un appui en matière de formation professionnelle et d’insertion professionnelle ». Les activités d’accompagnement devraient se faire au sein des laboratoires d’innovations sociales mis en place au sein de la Commune urbaine d’Antananarivo. Au moins 150 jeunes mères par an devraient bénéficier de cet accompagnement, précise de la communiqué de l’AFD.
Pour l’AFD, cet appui apparaît nécessaire dans la mesure où les interventions auprès des jeunes filles mères célibataires sont aussi rares que de faible envergure alors que « ce public est significatif au sein des populations vulnérables et marginalisées de la capitale ». Elle parle d’un taux de « 32% des filles de 15 à 19 ans qui ont au moins un enfant ». Ces filles, note-t-elle, ont un « faible niveau d’instruction » et sont « fréquemment stigmatisées et rejetées par la société ». Elles se retrouvent alors « démunies avec leur enfant et sans soutien psychologique ou financier ».