Antananarivo, 28 Mars, 16h15 – Les personnes victimes de violences basées sur le genre (VBG) commencent petit à petit à signaler leurs cas auprès des autorités. Pour Toamasina, depuis sa mise en place en 2019, la Brigade féminine de proximité (BFP) auprès de la Police nationale, a enregistré 98 signalements de VBG, rapporte l’inspecteur principal de police de classe exceptionnelle Georgina Rabemarija.
Ces chiffres semblent pourtant encore loin de refléter la réalité. « Les personnes victimes de VBG hésitent encore à contacter les centres spécialisés pour leur prise en charge », reconnaît Marie Thérèse Roussety, une intervenante sociale auprès de la direction régionale de la Population à Toamasina. Pour elle, les gens ne savent pas toujours les avantages que peuvent offrir ces centres. « La sensibilisation devrait être renforcée si nous voulons aller de l’avant dans cette lutte contre les VBG », poursuit-elle.
Mais au-delà des hésitations à porter plainte, le commandant de la BFP de Toamasina estime que les cas ont aussi connu une baisse ces derniers temps. Elle évoque le fruit d’une campagne de sensibilisation effectuée auprès des écoles, des centres de santé de base ou encore auprès des fokontany. « Plus de 20.000 personnes ont été ciblées par cette sensibilisation », témoigne-t-elle.
Pour encourager les femmes à porter leurs cas devant les responsables mais aussi pour réduire la fréquence des cas, les capacités de cinq centres de prise en charge de survivants de VBG ont été ainsi que des personnes intervenant en leur sein ont été renforcées grâce à l’appui du gouvernement japonais et du Fonds des Nations unies pour la population. A Toamasina, le centre de prise en charge intégrée à Tanambao I, rattaché à la direction régionale de la Population d’Atsinanana ainsi que la salle d’écoute de la gendarmerie rattachée à la section de recherche criminelle ont été réhabilités et équipés. La brigade féminine de proximité a également été dotée d’un minibus.














