Antananarivo, 20 Septembre, 16h20 – La Jirama se veut intransigeante contre la corruption. Dans un communiqué publié vendredi, la société de distribution d’eau et d’électricité rapporte 50 licenciements et 30 détentions préventives depuis un an. Ceux-ci sont soupçonnés de corruption et/ou de “comportements inappropriés”, allant de demandes d’argent lors des installations électriques au détournement de fonds dans les caisses, en passant par les vols de carburant, indique la compagnie.
Dans son communiqué, la Jirama rappelle que “aucun paiement n’est effectué en dehors de la caisse de la Jirama ou des moyens de paiement officiels acceptés par la société”. Les employés de la compagnie ont également fait plusieurs fois l’objet de rappels par rapport aux mauvaises pratiques. Une rencontre récente de la structure anticorruption (Stac) de la compagnie avec les responsables des 192 fokontany de la Capitale a été une nouvelle fois l’occasion pour les dirigeants de la compagnie de prévenir ses agents que tout individu qui est tenté de verser dans des actes frauduleux sera sanctionné par l’application stricte de la loi, pouvant aller du renvoi jusqu’à l’emprisonnement.
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La rencontre avec les chefs de fokontany de la capitale est une des initiatives visant à renforcer la coopération et à sensibiliser les autorités locales sur les dérives constatées. La société rapporte avoir relevé de nombreux cas de corruption au niveau des Fokontany, notamment lors du traitement des dossiers de branchements d’électricité et d’eau. Outre les agents, les individus usurpant des fonctions au sein de la Jirama pour extorquer de l’argent aux usagers ont également été avertis. “Il est crucial d’améliorer la collaboration entre les Fokontany et la structure anti-corruption (STAC) pour une meilleure compréhension de la situation actuelle et afin d’apporter des améliorations.














