Antananarivo, 10 Décembre, 20h45 – Une hiérarchie claire quant à l’élaboration et la validation du Plan de redressement de la Jirama. Si plusieurs propositions ont été soumises, la décision finale revient uniquement à l’État. “C’est le Gouvernement, sous l’égide du Président [de la Refondation], qui détient l’autorité suprême pour l’approbation finale du document”, a soutenu avec fermeté le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Ny Ando Jurice Ralitera. C’était en marge de l’inauguration des panneaux solaires du Samifin, mardi.
Le membre du Gouvernement insiste surtout sur le fait que “le Plan de redressement de la Jirama n’est pas l’œuvre d’une seule personne”. Il évoque diverses propositions, “celle soumise par la Banque Mondiale et celle portée par le directeur général de la compagnie, mais aussi celle émanant du ministère et même du gouvernement central”. Mais comme insisté par le ministre Ny Ando Jurice Ralitera, “c’est le Gouvernement qui détient l’autorité suprême pour l’approbation finale de ce Plan de Redressement”.
La Jirama dispose déjà depuis le mois de juin 2025 d’un Plan de redressement financier validé par l’Etat, qui vise à soutenir ses efforts de redressement financier et opérationnel. Le document présente différentes actions qui sont censées permettre à la compagnie nationale de faire face à plusieurs défis, tels que la dépendance aux carburants, l’obsolescence des infrastructures existantes d’électricité et d’eau, et les pertes techniques et commerciales.
Ron Weiss avait déjà soutenu que “c’est un bon plan, et qu’il a été déjà mis en œuvre”. Il a néanmoins confié ne pas s’opposer au droit des gouvernants actuels de le réexaminer et de donner leur avis et leurs orientations en conséquence. Pareil également pour la Banque mondiale qui se réfère à ce plan déjà adopté au mois de juin. Son spécialiste en énergie, Komenan Koffi, avait expliqué que le gouvernement est toujours libre de réviser le plan s’il n’est pas adapté à sa nouvelle vision. « Une chose est en tout cas sûre, c’est que le plan qui est déjà adopté n’est pas mis suffisamment en œuvre », estime-t-il.
Une étape vient par ailleurs d’être franchie avec la mise en place du Comité de redressement de la Jirama, reprend le ministre Ny Ando Jurice Ralitera. “C’est une étape cruciale qui nous permettra de mettre en œuvre à la fois le plan de redressement et le plan d’assainissement de la Jirama”, explique-t-il. “Ce Comité est conçu pour être multisectoriel et interministériel, afin de garantir l’application de ce Plan. Il sera chargé de l’examiner et de l’appliquer au sein de la Jirama”, expose-t-il.














