Antananarivo, 4 Juin, 11h10 – « Le président de la République et le Premier ministre suivent de près cette affaire et ont donné des consignes aux différents responsables pour trouver ceux qui sont derrière les actes de déstabilisation ». Lova Ranoromaro, porte-parole du président de la République, a insisté sur les engagements de l’Etat à faire face à ce qu’elle qualifie d’enlèvements dont sont victimes de jeunes femmes ces dernières semaines.
« Des enquêtes sont en cours », souligne la directrice de la communication de la présidence de la République qui assure que « le phénomène est réel » et que « des cas sont avérés ». Elle n’en évoque pas moins « des actes de déstabilisation » derrière ces événements. « On constate des velléités de semer des troubles au sein de l’opinion publique surtout à l’approche de la fête de l’indépendance », indique-t-elle durant une rencontre avec la presse à Iavoloha vendredi après-midi.
Confirmant les engagements personnels des chefs de l’Exécutif évoqués par la porte-parole du chef de l’Etat, le Premier ministre Christian Ntsay a dirigé dans la soirée du vendredi une réunion des responsables de la sécurité du pays. Le rendez-vous était consacré aux « événements bizarres récemment survenus et qui terrorisent de nombreuses familles », rapporte un communiqué du Bureau du Premier ministre.
« De nombreuses mesures ont été décidées durant cette réunion », ajoute le communiqué. Outre le renforcement des contrôles et des surveillances des sites où circulent de nombreuses jeunes filles et femmes comme les écoles, le Bureau du Premier ministre évoque « la chasse aux responsables, surtout aux réseaux de distribution de drogue dure ». « Ceux qui sont derrière ces actes de déstabilisation seront sévèrement sanctionnés », martèle d’ailleurs Lova Ranoromaro, rapportant des instructions présidentielles.
Ces derniers jours, des publications sur les réseaux rapportaient des cas de disparition de jeunes femmes d’environ 20 ans. « Elles sont enlevées, puis relâchées quelques heures après », résume la porte-parole d’Andry Rajoelina. « Elles sont inconscientes comme si elles venaient de subir de l’anesthésie », poursuit-elle, faisant part du « diagnostic du ministre de la Santé publique qui a consulté les récentes victimes auxquelles il a rendu visite ».
Lova Ranoromaro précise qu’aucune demande de rançon n’est formulée par les auteurs des enlèvements. Elle signale par contre que « ces jeunes femmes portent ensuite des traces d’injection au doigt, comme celles qu’on a après un test de diagnostic rapide ». Et bien qu’elle reconnaisse l’existence de cas réels, elle n’en regrette pas moins que des gens fassent sur les réseaux sociaux « des publications non fondées qui ne font qu’augmenter la psychose au sein de l’opinion publique ».
Photo : Bureau du Premier ministre














