Antananarivo, 14 Juillet, 17h30 – Des contraintes supplémentaires pour les établissements de nuit et de divertissement. Face à la décision du préfet d’exiger une autorisation pour organiser des concerts en salle, des cabarets ou des showcases, certains établissements ont préféré renoncer à leurs programmations, du moins pour celles prévues ce weekend.
« Nous ne sommes pas sûrs d’obtenir cette autorisation à temps », confie un responsable d’établissement. « Nous préférons alors supprimer la programmation afin d’éviter les problèmes », ajoute-t-il. A entendre notre interlocuteur, le statut de sa société lui donne le droit d’organiser des concerts et des cabarets au rythme qu’il veut sans avoir à demander une autorisation préfectorale à chaque fois. Les choses semblent avoir changé depuis que l’état d’urgence sanitaire a été décrété. Autorisés à ouvrir, ils sont néanmoins obligés de demander une autorisation préfectorale avant d’organiser quoi que ce soit.
Organiser un concert ou cabaret nécessite une mise en place préparatoire, explique notre source. « Il faut déjà signer le contrat avec l’artiste et verser un acompte pour s’assurer de sa prestation. Il faut aussi déployer toute une campagne de communication pour inciter le public à venir nombreux. Entamer une démarche pour avoir une autorisation de la préfecture de police à quelques jours de l’événement me semble irréaliste », poursuit le responsable.
Le secteur du divertissement en soirée fait partie des secteurs les plus touchés par la crise sanitaire. La poursuite des restrictions malgré un contexte de déconfinement partiel en devient presque incompréhensible pour les professionnels du secteur. « On a l’impression que nous sommes les principaux vecteurs de transmission du virus alors que d’autres secteurs d’activité rassemblent beaucoup de personnes sans appliquer les mesures barrières », remarque un autre responsable de boîte karaoké.