Antananarivo, 20 Juillet, 10h55 – Des concessions. Après les avoir initialement exclus du “Conseil d’administration” et du “Comité de redressement” dans les nouveaux statuts de la Jirama, l’Etat a “accepté” que des représentants du personnel de la compagnie siègent au sein de ces deux structures en tant que membres. Ce changement en matière de gouvernance de la société d’Etat a été convenu lors de la rencontre entre les représentants de la Jirama et le Président de la République au Palais d’Etat d’Iavoloha jeudi. C’est le ministère de l’Energie et des hydrocarbures qui en a fait le rapport samedi.
Aucun représentant du personnel de la Jirama n’était prévu siéger dans son Conseil d’administration, fixé au départ à neuf membres. Dans ses nouveaux statuts, la compagnie était prévu être administrée par un CA composé d’un représentant de la Présidence, d’un représentant de la Primature, d’un représentant du ministère en charge des Finances, d’un représentant en charge de l’Énergie, d’un représentant du ministère en charge de l’Eau, de trois représentants du secteur privé et d’un représentant des consommateurs.
Le personnel de la Jirama devrait de nouveau y être représenté, comme auparavant. Ils auront à proposer trois noms; et c’est la Présidence et le Gouvernement qui feront le choix d’un représentant. Les membres de ce CA devraient être choisis sur la base de leurs compétences et expériences par rapport à l’objet social et aux besoins de la Société.
Les agents en activité au sein de la Jirama ne pouvaient pas non plus siéger en tant que membres du Comité de Redressement, d’après ses nouveaux statuts. Au départ, ce comité devait être composé d’experts et de consultants, qui sont nommés par le CA.
Mais le personnel peut maintenant avoir leur représentant dans cette structure. Ce représentant devrait toutefois disposer d’une expertise avérée en matière financière, managériale et d’une maîtrise des enjeux techniques relatifs aux activités de la Jirama. Ce Comité de Redressement est mis en place à titre provisoire.
L’Etat s’est dit ouvert au dialogue. Les discussions et échanges pour le redressement de la Jirama se poursuivent, indique le ministère de l’Energie et des hydrocarbures dans son rapport.














