Antananarivo, 2 Avril, 6h50 – Une affaire de tous. « Madagascar ne se résume pas à Antananarivo : chaque ville doit avoir un rôle à jouer dans un système urbain ». C’est ce que note la Banque mondiale dans la Revue de l’urbanisation de Madagascar qu’elle a récemment publiée.
La Banque mondiale souligne qu’ “Antananarivo domine et est le moteur de l’économie malgache”, contribuant à 44% du produit intérieur brut (PIB) national. « Mais cela ne doit pas empêcher la croissance d’autres villes et le développement d’un système urbain multicentrique », souligne cette institution de Bretton Woods dans cette Revue.
Il est alors avancé dans ce document de la Banque mondiale qu’“un cadre de développement territorial ou spatial permettrait à Madagascar d’exploiter le potentiel des différentes zones urbaines et de saisir les opportunités d’une manière plus efficace sur le plan spatial”.
L’institution de Bretton Woods avance alors que les petites villes peuvent servir de lien avec les zones rurales, où les agriculteurs peuvent avoir accès aux marchés et aux services. Les villes moyennes, pour leur part, peuvent se spécialiser en fonction de leurs ressources ou concentrer des activités économiques et peuvent servir de centres logistiques pour le transport de marchandises et la liaison avec les marchés locaux. Et les grandes villes peuvent servir de passerelles vers l’économie mondiale, suggère la Banque mondiale dans ce document.
Madagascar se compose par ailleurs de 23 régions. Celles-ci commencent tout juste à être dotées des capacités nécessaires pour gérer le développement au niveau régional, d’après ce partenaire de la Grande île.
Pour l’heure, les trois quarts du PIB de la Grande île sont concentrés dans les zones urbaines. Or pour la Banque mondiale, les villes malgaches pourraient être des moteurs beaucoup plus importants de la croissance économique résiliente et de la réduction de la pauvreté et pourraient soulager la trajectoire économique actuelle.
