Antananarivo, 10 Décembre, 19h45 – Volaille, zébu, lait, petits ruminants et porcins. Ce sont les cinq filières qui vont être priorisées avec le Plan directeur du secteur de l’élevage de Madagascar (PDSEM). Ce plan est actuellement soumis à la validation des décideurs publics, représentants régionaux, organisations professionnelles, chercheurs, partenaires techniques et acteurs du secteur privé.
Ces parties prenantes misent sur ces filières, estimant qu’elles peuvent booster le secteur de l’élevage, créer de la valeur ajoutée et contribuer à la croissance économique du pays. A condition toutefois qu’elles bénéficient d’interventions ciblées, note le Dr Abdrahmane Wane, directeur régional de l’International Livestock Research Institute (ILRI) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre.
Selon les analyses du PDSEM, ces investissements pourraient permettre d’avoir une croissance de 17% de la production de viande rouge et de 75% pour la viande blanche. Ils devraient également réduire de manière significative les pertes animales, grâce à l’amélioration des services vétérinaires, ou assurer une meilleure disponibilité en aliments pour bétail et une croissance renforcée des entreprises locales.
Le PDSEM ambitionne ainsi de proposer une vision structurante pour moderniser l’élevage à Madagascar. Les experts du secteur ont donc mis sur la table les actions, les investissements, les réformes réglementaires nécessaires pour remettre ce secteur sur une bonne piste de croissance, indique Stephen D’Alessandro, spécialiste de l’élevage de la Banque mondiale. Celui-ci rassure en passant de l’engagement de cette institution de Bretton Woods dans la mise en œuvre de ce plan sectoriel.
Ce plan directeur avait été élaboré conjointement avec la Lettre de politique sectorielle de l’élevage. Leur contenu principal vise ainsi à définir les types d’actions spécifiques concernant l’alimentation animale, l’amélioration génétique, la valorisation des chaînes de valeur, la santé animale, ainsi que l’adaptation aux changements climatiques, indique Narindra Rakotoarijaona, directrice générale de l’Agriculture et de l’élevage. “Le PDSEM nous permet de déterminer la direction que prendra le secteur de l’élevage à Madagascar au cours des 15 prochaines années, ainsi que les résultats attendus durant cette période”, lance-t-elle.














