Antananarivo, 3 juillet, 16h47 – Face-à-face musclé à Tolagnaro. La situation était tendue entre les forces de l’ordre et les manifestants, du côté de Mandena, sur la route menant vers le site de production de la société minière Rio Tinto-Qit Madagascar minerals (QMM), lundi matin. Les éléments des forces de l’ordre ont recouru au gaz lacrymogène pour démanteler les barricades de fortunes mises en place par des manifestants qui jettent des pierres. Bilan, selon une source locale : huit personnes ont été blessées dont deux issus des rangs des forces de l’ordre au cours de l’affrontement. Les forces de défense et de sécurité ont interpellé 80 personnes, selon une source autorisée.
Les forces de l’ordre ont demandé aux manifestants de se disperser. Mais ceux-ci ont refusé d’obtempérer, conduisant aux échauffourées dans la capitale de la région d’Anosy.
Le calme est revenu en début vers midi. Mais les forces de l’ordre sont toujours présentes sur les lieux. Aucune autorité ne souhaite pas s’exprimer d’une manière officielle après les événements, du moins jusqu’en début de l’après-midi.
Les manifestations ont débuté le 26 juin. Des personnes sont descendues dans la rue pour protester ce qu’ils considèrent comme étant une pollution de l’eau dans la région, pointant du doigt Rio Tinto-QMM et ses activités. La compagnie minière avait annoncé sa décision de suspendre ses activités suite aux. Entre-temps, les autorités ont lancé un avis de recherche contre deux des présumés meneurs de la protestation pour « attroupement illicite et « atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ».
Ce n’est pas la première fois que des manifestations ont eu lieu à Tolagnaro. Des incompréhensions existent entre la communauté locale et la compagnie minière, sur diverses questions, débouchant sur des mouvements de rue et de suspension des opérations sur le site minier.














