Antananarivo, 17 Janvier, 7h05 – Des formations politiques se positionnent. Plusieurs chefs de parti et mandataires de parti, ont signé un accord politique, réclamant, entre autres, la dissolution des institutions de la République et celle de la Constitution de la IVe République.
Les signataires de l’accord revendiquent “une charte de la transition et une feuille de route pour consolider l’apaisement et la stabilité”, fait savoir Guy Maxime Ralaiseheno, coordonnateur du Comité de refondation de Madagascar (KFIM), au cours de la cérémonie de signatures, vendredi à Mahamasina. “Pour nous, le statut de chef de l’Etat du Colonel Michaël Randrianirina est pourtant acquis et est indiscutable”, précise Elia Rabebahiny, président du KFIM, l’entité qui coordonne l’initiative.
Les organisateurs font part d’une “centaine de partis”, signataires du document issu des assises des partis en décembre 2025. “Des revendications avaient été émises lors du mouvement de rue [en septembre 2025], une partie seulement ont été réalisée jusqu’à maintenant”, rapporte Elia Rabevahiny, pour expliquer la démarche, “afin de trouver des solutions, une fois pour toutes, à ce que les crises politiques ne se renouvellent plus”.
Les initiateurs de la démarche affirment que les résolutions seront proposées lors de la conférence nationale. “Tout n’est pas parfait, mais l’accord mérite d’exister pour être proposé à la conférence”, soutient Elia Rabevahiny, laissant entendre des démarches pour approcher d’autres formations politiques afin d’adhérer à l’accord politique.
Parallèlement, une autre initiative, impliquant certains participants aux mêmes assises politiques de décembre 2025 est également en cours afin de proposer un autre accord politique. “Nous prônons l’inclusivité. Nous avons encore attendu d’autres observations ou suggestions de certains partis et de la société civile. Un dialogue est encore en cours avant de finaliser l’accord”, explique Elia Ravelomanantsoa, co-coordinatrice de l’Espace de dialogue des partis politiques (Siap), revendiquant l’adhésion des “partis ayant des expériences électorales”, entre autres, pour expliquer la démarche.














